à priori, on se dit que ça ne va pas le faire. si longtemps après. après une ultime saison tellement mièvre foireuse. parce qu'il y a eu d'autres séries, et des plus fines, depuis. et puis aussi parce qu'on a vieilli, pff, ma bonne dame. parce qu'on ne sort plus aussi souvent en meute de filles pompettes pour énerver les garçons. parce qu'on n'est plus sur le marché, faut dire -enfin presque toutes. et surtout parce qu'on est bêtement heureuses comme ça, comme charlotte, sans doute pas toute la journée, ne partez pas vomir, mais oui, tous les jours, et c'est bien connu, les gens heureux n'ont pas d'histoire.
et puis pourtant retrouver carrie & les filles c'était tout doux. drôle et puis tendre. c'était réprimer des petits cris devant un festival de pompes atomiques. c'était réprimer un orgasme devant un dressing de la taille de ma maison (étant en train de négocier l'achat d'un truc cap' de caser mes 112 432 robes chez ikéa, je mesure que ce qui sépare mon homme de mister big, c'est rien qu'une platinum). c'était la fashion week de l'imprimé dément. c'était une brutale envie de chaussettes burlington géantes qui risque de me tenir jusqu'à l'hiver. c'était trouver dingue les perlouzes sur le caraco sur le t-shirt gris à manches longues. c'était l'envie de repasser au brun. c'était l'envie d'une pizza chez grimaldi's, aussi (curieusement, en sortant du ciné, mon chéri, c'était plutôt les sushis :) ). c'était me dire que si je me mariais un jour, ça se passerait exactement comme ça.
"sex and the city", tout le monde s'était mis à aimer alors comme je suis une sale snob, j'étais passée à autre chose.
on est bête, des fois (moi, souvent). mais c'est comme avec les cosmopolitan, au fond: on revient toujours aux bonnes habitudes.
Publié par piapias à 20:54:03 dans inspiration | Commentaires (23) | Permaliens
vous avez remarqué? souvent ce qu'en mode les hommes trouvent "ridicule-ma-pauvre-fille-enlève-ça-immédiatement-où-je-pars-avec-le-chien", nous autres filles de goût, ça nous ferait plutôt totalement frétiller.
prenons le cas du bandeau.
pas le bandeau, "bonjour, comme tu me vois je suis dans mon jour bb dans "le mépris". pas le bandeau "salut, c'est marion bartoli t'as pas vu mon service?": non, le bandeau "que la prairie sauvage marche avec toi, pocahontas". le bandeau mince, porté bas sur le front, genre à plaquer la frange dessous bien proprement. le bandeau légèrement affecté.
bon eh bien mon mari en voit un, il se poile. il part avec le chien qui rigole aussi. je suis entourée d'êtres fins, comme vous pouvez le constater. il n'est pas toujours facile dans cet environnement de rester une femme digne et chic.
moi je trouve ça archi, mais alors archi beau. argenté de chez american apparel sur la tête de mon hans, surtout quand il se fait les yeux charbonneux. multi-lien un peu 20's sur la sublime joséphine attrapée par garance l'autre jour. et évidemment sur la jolie tête de cette petite poseuse soporifique de bat for lashes (comme tu le vois, martine, pour être une bat, le bandeau est une sorte de carte de membre). autant la tendance yakari pédestre (le moc' frangé & sa copine la botte) me passe très loin au-delà de la comprenette (du moc' frangé ET perlé, j'en ai eu, mais j'étais un enfant qui voulait vivre avec huckleberry dans sa super cabane et jeter des noix sur joe l'indien), autant le côté pocahontas frontal, j'adhère, j'adore.
j'en veux un, mais vieux rose. ne me demandez pas pourquoi.
http://www.myspace.com/mungoparkunited (pour la reprise de l'une des cinq plus belles chansons du monde)

photo: garance dore.
ps: oyez, oyez ! le wow de lundi (www.wowmagazine.fr) a retrouvé le chemin du ouaibe. il est fantas' comme toujours. je voudrais bien ne pas nous vanter, mais ce serait mentir, tout ça.Publié par piapias à 20:27:21 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (14) | Permaliens
mai, c'est quoi, exactement?
vous je sais pas. ici c'est dunkerque. puis alger. puis les deux. giboulées. sirocco (l'exotisme à trois heures de paris! il faut avoir marché dans mes rues comme devant une soufflerie géante pour y croire). sirocco. giboulées. ça ressemble à rien du tout ce printemps si quelqu'un veut mon avis. je suis frustrée de barbecues, de pique-nique sur la plage et sur mon rocher de malmousque (avec une pizza de chez rodolphe sur les genoux: le bonheur, c'est rien de plus, et si on vous soutient le contraire, rigolez avec l'air de celui qui sait). on me chourre mon printemps marseillais, mes nuits longues, mes apéros (= à la tourtel). mes petits looks d'avant le grand été, d'avant la torpeur un peu poisseuse du vieux-port où de toute façon, à part nu, rien n'est très supportable.
pour savoir comment s'habiller le matin, il faut être laurent romejko. mais qui ça tente?
alors hier, parce que j'en ai un petit peu soupé aussi de mes prétendants d'âge "mûr" (comment font les filles munies de seins? on s'habitue, à un moment?), j'ai lâché mes mines de fille poseuse, mes shorts, mes talons, mes épaules nues. je me suis habillée en kevin: vieux jean même pas slim, t-shirt blanc et plus loose, je ne sais pas si c'est vraiment possible, converse marine. je m'habille plus jamais comme ça depuis que j'ai décidé qu'il fallait que j'arrête de croire que j'avais encore 20 ans. y a deux-trois ans je dirais. je me force à me sophistiquer l'allure. je lis des magazines. je copine avec des blogueuses! avant, quand je m'habillais en gamine, à mon travail, des fois les gens ne voulaient pas croire que je pouvais avoir un cerveau & de l'expérience. donc des fois ils étaient de sales vieux cons. et des fois ils pensaient être gentils en demandant : "et alors mademoiselle, vous êtes en stage? ça vous plait le journalisme?" peut-être aussi parce que des fois je m'endors dans ma tête en pleine interview, vous direz. oui. mais aussi du coup de ce look d'étudiante attardée que je me coltinais par paresse.
bon, eh bien la paresse, c'est bath. voilà de la valeur mal aimée à réhabiliter. hier, dans mes converse même pas HYPER PROPRES, j'avais comme des petites ailes, j'étais prête à courir pour le plaisir alors qu'attendez d'être enceinte pour voir si vous êtes tentée par un 100 m. je me demandais pas tous les huit pas si ma robe allait pas me faire une cagoule surprise. je me demandais pas du coup non plus si dessous j'avais mis une bonne culotte (ce qui est stupide: en cas de retournement de robe, la réponse à cette question est toujours non, ô grand dieu non). je me suis rappelé à quel point c'est bon de n'être pas entravée par l'air qu'on essaie de se donner, par le fait d'être à la mode, par ce truc d'être sexy un minimum quoi (je sais qu'il y a des filles pour qui c'est de la seconde nature mais ces filles-là ne tiennent pas de blog j'imagine), alors que des fois moi, il faut bien le dire, je me sens sexy et sophistiquée, je sais pas, comme une porte? pas mal dans ma peau, juste totalement pas connectée avec l'idée de séduire et d'énerver les autres filles.
bien sûr aussi, hier le vigile d'H&M m'a sauté dessus pour agrafer mon sac à l'entrée du magasin, histoire d'être sûr que je me tire pas avec la bimbeloterie. tout comme une petite racaille de terminale en baskets.
tout à fait à l'autre bout du spectre, nous pourrions entamer si vous le voulez bien une discussion sur la mini-jupe tube. qui revient, dites donc. de cette époque super bath que j'ai l'impression de vivre deux fois (80's), de cette époque où le lycra criait "lycraaaa". comme la mode est finalement un long fleuve tranquille qui se mord la queue, je dirais que vivement les nouvelles 90's. vivement les coups de pied dans tout ça parce que bon à la fin je les avais déjà pas adorées la première fois, les 80's (les patrons du cac 40 ne comprennent absolument pas where is le problème).
photo trop grosse mais bon : hedi slimane diary
http://www.myspace.com/kimlive
ps: et wow dans tout ça? wow a mangé trop de frites à la cantine, je pense. je vous tiens au courant.
Publié par piapias à 21:28:01 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (12) | Permaliens
eh bien c'est foiré. sébastien tellier ne sera pas la marie myriam des années 2000 et on ne saît pas trop s'il faut s'en réjouir ou s'en tordre les mains de dépit. on notera seulement que les cadreurs de l'eurovision étaient probablement des intermittents SERBES (ça va comme ça?) sous-payés (couvreurs ou carristes dans la vraie vie) car sinon comment expliquer cette image incroyablement miteuse et ces plans tournés à la va comme je te pousse (totalement paumée, la caméra maniée avec des gants de toilette au bout des mains restait parfois bloquée sur... le mur derrière les choristes barbues. stupéfiant.). de la très grosse marade.
sinon que dire? demain les enfants, il y aura du wow à se mettre sous le croc. du wow un petit peu étonnant quand on est habitués à la narquoiserie de piapias, certes : du wow romantique. eh ouais. de la crinoline, de la fleurette, de la fille délicate. ça promet :D.
quoi d'autre? hans me conseille un petit voyage au pays des caribous (* et du correspondant de je ne sais plus quel canard canadien, en totale perte de contenance face à notre eurovision) chez http://www.myspace.com/bornruffians
je ne contrarie pas hans parce que hans révise son bac. et on a connu des moments plus "petit short en mousse", hein ;).
Publié par piapias à 13:53:20 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) | Permaliens
quelle curieuse chose que le printemps.
pendant qu'une personne dont la décence nous oblige à taire le nom allume des garçonnets qui ont fêté leur puberté le mois dernier (www.baisersvoles.net), d'autres se font draguer par tous les vieux de la ville.
je sais que poulette et tous les fans du dr house me diront que le vieux, pour peu qu'il ait de beaux restes (une expression qui signifie plutôt pour moi que mon chien va finir le poulet), est susceptible de réveiller la lubricité naturelle de la trentenaire -en goguette ou pas d'ailleurs, de toute façon en mai tout le monde est vaguement en train d'essayer de se frotter à l'autre moitié de l'humanité. moi, je me sens plutôt comme samantha -ou était-ce carry? - dans cet épisode de "sex and the city" où la triste vérité du vieux se lisait... sur ses vieilles fesses fripées dans l'encadrement cruel de la porte de la salle de bain.
or voilà cette aberration que dieu m'envoie (dieu, le fait de porter un short en ville ou tout simplement mes mystérieuses phéromones de femme enceinte) : le vieux m'aime. le vieux me veut. le vieux m'invite à déjeuner, le vieux m'envoie des mails, le vieux veut prendre un verre avec moi sauf que le vieux n'est pas mon ami, seulement un vieux prédateur, que les choses soient claires. le vieux est heureux de me (re)voir. le vieux parle à mes seins, pour un peu il leur donnerait de petits noms. je dis "le vieux", mais c'est un terme générique: cette semaine, ce vieux, cet homme de 45-70 ans a été multiple, partout, avec ses petits yeux brillants, son expéRRRience, son prêt remboursé depuis 20 ans et son vieux cou de poulet.
je suis devenue un piège à 3e âge. la croisière des champions du senior à moi toute seule.
est-ce que je dois aller me pendre?
qu'est-ce que tout ça raconte sur moi? est-ce que je suis devenue assez vieille pour que le vieux passe outre sa peur d'être hué tel le vil pédophile? est-ce que que je suis devenue assez vieille pour que le vieux pense qu'il a UNE CHANCE de finir tout nu avec moi qui lui demande comment c'était la guerre ??? pardon mais je proteste ! je suis un perdreau de l'année ! j'ai UN cheveu blanc et en plus franck provost me le floute avec génie! je peux parler musique avec le jeune de 16 ans! les filles de 16 ans veulent être mes copines !
je ne sais même pas comment on éconduit un homme avec tact, alors un vieux !... une personne vulnérable !
http://www.myspace.com/bodiesofwater (j'accepte le vieux seulement s'il est cap' de reprendre "I guess I'll forget the sound" avec moi dans ma cuisine. sinon je garde mon baril de trentenaire, merci)
Publié par piapias à 15:49:28 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (17) | Permaliens