<< du bon usage du vintage | paris paris (prends soin de toi) | on the road again >>
prendre ses vacances d'hiver fin avril, début mai ne présente que des avantages. voir paris sous son plus joli visage par exemple: une interminable rue gama pleine de gens joyeux et beaux et désuets comme mon vieux pays saît en fabriquer. être une touriste dans le printemps parisien est sans doute ce que je préfère au monde: il y a des jolis loulous aux terrasses, des fleurs aux balcons, comme un plaisir de doigts de pieds qui s'étirent qui envahit la ville, quelque chose comme des promesses en suspens dans l'air doux. on retrouve des gens qu'on aime, c'est simple, c'est tranquille, on est heureux de vieillir puisque vieillir, c'est toutes ces années passées à les aimer, à être aimés d'eux. la vie n'est absolument rien d'autre que ça, parfois. un échange de douceur dans une ville qui a envie de remettre ses tongs.
du coup, je n'ai même pas shoppé. j'avais plein d'adresses neuves dans mon petit moleskine rouge, des itinéraires bis de bisonnes futées. et puis rien. à la place des restos, des expos, de la glandouille heureuse. et tant pis si celle de ma pourtant sophie d'amour (un jour, il faudra que je vous dise à quel point entre sophie calle et moi il y a quelque chose du type: "oh my god ! cette femme est directement connectée à mon cerveau") m'a déçue. mais c'est souvent comme ça quand je partage sophie avec trop de gens. il y a des trucs dont on ne se régale qu'en solitaire.
ce truc avec le non-shopping, cette rehab printannière, je ne sais pas bien combien de temps je vais la tenir. peut-être une semaine? mais je me rends compte que si j'interroge mon désir trop longtemps avant de passer à l'acte, il a tendance à flancher: c'est une pulsion qui me fait dégainer ma CB comme une arme de poing. autrement dit je consomme de l'habit comme des amants jetables. et quelque part, il y a toujours un chagrin à jeter ses amants: parfois, il vaut encore mieux ne pas les prendre comme une morte de faim. le plus souvent, on a déjà tout ce dont on a besoin en magasin.
ok, tout ça va nous mener à un bac de philo sur le thème "le désir est-il supérieur au besoin?"
patte, hans ;).
http://www.myspace.com/vvandthev (parfait truc pour tout de suite, pour mes doigts de pieds tout alanguis)
vieille photo de sophie: mondino
Publié par piapias à 16:11:05 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (4) | Permaliens
27-04-2008 20:51
De ava Sujet:
oui c'est dingue
27-04-2008 20:48
De piski Sujet:
.
27-04-2008 17:37
De j'irai cracher Sujet:
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