<< la nuit des chasseurs | sur ma route | quelqu'un a vu mon pouvoir d'achat? >>
la mode & l'homme magnanime que j'aime appeler "mon mari" -juste pour l'entendre crisser des dents- entretiennent une relation que je qualifierais de déconcertante. quand j'ai récupéré cette belle âme en peine de la fashion, c'était la fin des années 90, la belle âme avait des doc martens, des chaussettes de sport blanches avec les rayures chauvines sur la cheville, des pantalons mystérieusement toujours beiges et -je le précise par pure cruauté- souvent trop courts. comme la belle âme était aussi du genre à vouer un culte aux 22 pistepirkko (écouter "birdy" et mourir) et à redemander de mes blagues pourries à quatre du mat', voire même à supporter ma famille de dingues, j'ai ravalé la perplexité dans laquelle me plongeait son art vestimentaire. il est toujours plus facile de convaincre une belle âme d'offrir ses socquettes en éponge aux bonnes oeuvres que de faire aimer la pop finlandaise à un gros con branché (croyez-en mon excellente expérience).
quoi qu'il en soit, après une habile -je veux dire longue- reprise en main, la belle âme a fini par se légèrement civiliser, par en tout cas ne plus confier ses ourlets à sa maman et me laisser dans l'ensemble faire mon anna wintour, mon dictateur de dressing, mon attila le hun de la cabine d'essayage. bref on a creusé une tombe pour les pantalons beiges, il a découvert urban outfitters et je crois que je peux désormais jurer sur la sainte bible qu'il n'y a plus un seul caleçon à motif "sympa" dans cette piaule. on a avancé par palliers, par strates, par couches successives jusqu'à parvenir à ce résultat: rien de dingue, une mention bien. on n'a toujours pas acheté de costard, parce que la belle âme ne sera jamais un monsieur, qu'elle a son compteur à jamais bloqué sur 25 ans (c'est tout le truc avec la belle âme, elle est inoxydable: jusqu'à l'hospice de vieux, elle trouvera que c'est toujours le bon moment pour partir en bamboche et aussi que je suis une fraîche et désirable jeune fille). bref, en gros on a appris à choisir des jeans et à me faire détester de tous les vendeurs de zara de france.
ce chantier consistant à rendre sa dignité vestimentaire à l'homme n'est certes pas terminé: mais dans un moment où elle ne pourra rien me refuser, je traînerai la belle âme sur www.sarenza.com et je lui ferai aimer u roads. moi, le seul moment où je regrette de ne faire qu'un 38, c'est quand je découvre leur nouvelle collec: car ces pompes de ritaliens me rendent totalement barge. j'adore leur patine, leurs cuirs délavés, leurs craquelures, leur nez retroussé, leur côté marlou & rock. ces pompes ont de la bourlingue et de la scène sous la semelle, on sent qu'elles ont écrasé du mediator, je vous l'dis. de quoi causer à la belle âme de strokes de l'homme que je fais passer pour mon mari.
http://www.youtube.com/watch?v=ogrSzAT-JCo
Publié par piapias à 15:22:39 dans les amis | Commentaires (7) | Permaliens
25-03-2008 07:26
De piapias
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ami censeur salut Url: [Liens]
24-03-2008 22:54
De piski Sujet:
la bloggueuse à explorer le temps...
24-03-2008 20:48
De ava Sujet:
Ooooops !
24-03-2008 20:22
De luune Sujet:
jalouse
24-03-2008 20:18
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ah ce que ça me Url: [Liens]
24-03-2008 10:09
De ava Sujet:
on avait parié 12 000 dollars
24-03-2008 10:01
De chrisequateur Sujet:
cours