<< l'heure d'hiver | pencil skirt | ma mémé's touch >>
apparemment, rien de plus fastoche. c'est noir, c'est même pas trop court, c'est même pas volanté, c'est même pas transparent. mais quand je vois une jupe crayon taille haute, je vois cette vieille posh, ses 34 kilos de muscles, ses seins bioniques brandis comme des armes de destruction massive droit devant elle, ses maxilaires serrées à s'en faire péter les couronnes, sa démarche de robot monté sur louboutin. et maman, j'ai peur. et en même temps le côté légèrement glacial, un peu strict et austère, ça titille chez moi quelque chose, ce qui fait sans doute de moi une grande perverse, mais nous règlerons ça une autre fois. donc bref, depuis bien trois mois j'ai cette jupe apparemment finger in the nose portable et je n'arrive pas à sortir avec. je veux dire hors de mon salon. c'est peut-être le côté dame qui dérange mon éternel fond d'adolescence, je sais pas, il y a des vêtements que l'on fantasme à 20 ans et dans lesquels même à 30, on ne se sentira jamais assez femmes pour se glisser avec aisance. même si avec des low boots bronze, on est quand même loin de la secrétaire un peu bitch (et je dis ça, et en même temps je pense au film avec maggie gyllenhaal et tout de suite j'ai envie de remettre mon slim parce que les choses soient claires: je ne suis pas hyper partante pour une fessée party, point à la ligne)... alors voilà, j'aime cette jupe, j'aime l'idée de marcher légèrement entravée, à petits pas précis et conquérants, mais elle n'est pas pour moi. il y avait une chose qu'on se disait, mes copines et moi lorsque nous avions 16 ans et cette chose était : plutôt crever qu'avoir l'air d'une Fââme. avec nos 85 A il faut dire que ça nous arrangeait bien. le truc, 10 ans plus tard, c'est que la posture de la fille-qui-fait-mine-de-s'en-foutre (de la féminité sérieuse premier degré) est bien accrochée. alors les décolletés, alors les jupes d'assistante empressée, alors les talons de 12, quelque part, ça ne passe pas. c'est un petit peu ce que punky (LA punky b!) expliquait une autre fois: pour elle, impossible de sortir en donnant l'impression d'être trop apprêtée. c'est l'idée. il y a des intentions que l'on n'assume pas. il y a une sorte de modeste féminité, une humilité du sex-appeal, dirais-je, qui est bien ancré chez les filles dont la bibliothèque est plus balèze que le tour de poitrine. less is more en d'autres termes. dr sigmund trouverait surement un truc marrant à dire là-dessus.
Publié par piapias à 20:02:26 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (7) | Permaliens
25-11-2007 22:51
De veravaran Sujet:
moi j'aime
25-11-2007 19:42
De ava Sujet:
merci !
25-11-2007 17:17
De piapias
Sujet:
alors quoi? Url: [Liens]
25-11-2007 15:18
De chrisequateur Sujet:
who are you?
25-11-2007 01:35
De Géraldine Sujet:
mais elle te va très bien cette jupe ! Url: [Liens]