<< et rond et rond petit pantapont | besoin de riiien | j'ai comme un dout'z >>
la phrase "j'ai rien à me mettre" a été inventée pour moi. mais je ne comprends pas pourquoi, et chéridamour encore moins: lui, ce qu'il voit, c'est que j'ai perversement colonisé 80% des étagères de l'armoire conjugale avec MES habits et que sur leurs cintres, mes robes sont aussi serrées que chez "speed pressing", mais sans housses. pourtant, si j'ouvrais le dressing d'une copine et que j'y découvrais ma collec d'habits, j'en aurais sans doute des palpitations de jalousie. je serais cap de devenir violente. mais là, non, bof, rien ne m'inspire, rien ne ressort du lot, à la fin je me rabats toujours sur le même slim, sur la même blouse, et on dirait que je suis cosette, enfant de la misère avec sa tenue unique alors que des millions de dollars (sous forme d'inombrables achats à 29,90 euros) me contemplent navrés du fond de cette penderie ikea. c'est l'un des grands mystères de ma vie. comment ais-je pu pousser des petits cris d'excitation à l'idée d'acquérir telle ou telle pièce, les ramener chez moi et pis une fois à ma portée, pris au piège de ma chambrette, leur lancer des regards éteints de poisson mort? est-ce que le mythe de casanova s'applique aux habits et/ou aux filles? est-ce seulement la jouissance de la conquête, le plaisir de la chasse? est-ce que la traque compte davantage que le tableau de chasse? est-ce le fantasme (de moi, divinement sexy dans cette jupe crayon affûtée) plus que la réalité (moi déguisée en secrétaire de notaire de province )? est-ce que je traite mes habits comme alfie traite les femmes? à la hussarde, en passant, sans le moindre engagement sous-jacent? est-ce normal d'avoir acheté des trucs fin août et de ne TOUJOURS PAS les avoir portés début novembre? à partir de quel moment un vêtement fait-il un flop? qu'est-ce qu'un "bon achat"? le dimanche, je psychote, moi madame.
c'est que samedi après-midi, en revenant de courses bien moins existentielles avec chéridamour, je suis tombée chez http://www.sanmarina.fr/ un endroit où je ne mettais plus les pieds depuis des années (trop cheap, trop bof, trop cher aussi finalement), sur une paire de purs boots bleu-violet qui m'a hurlé, j'ai bien dit hurlllllllé de l'acheter sur le champ. chéridamour, un caddy à 170 euros (j'ai un mec qui flambe au rayon boucherie, qu'est-ce que j'y peux) sous le bras, m'a juste toisée et ce toisement (?) voulait dire: "sors de ce magasin immédiatement et il ne t'arrivera rien de fâcheux". j'ai vaguement boudé (= j'ai boudé) et les choses en sont restées là. depuis: a) je fantasme à mort ma paire de boots. b) je pense aussi à mes TROIS autres paires de boots et à ce qui leur arrivera si je cède à une 4e paire. en gros, je vois pour elles un avenir aussi sombre que le fond du placard à pompes de l'entrée. tout à l'heure, je pensais à ça (comment planquer un achat idiot à 90 euros à chéridamour alors qu'il vient de me dire que je suis tellement à découvert qu'il ne va pas pouvoir me couvrir), quand je suis tombée née à cintres avec le contenu de mon armoire. et bon, voilà le truc: pantalon large anthracite au-delà de parfait (j'ai), pantapont (j'ai!), slims gris, noir, brut, usé (j'ai, j'ai, j'ai, j'ai), robes baby doll (j'ai x 10), robes esprit vintage (j'ai), mini-jupes, robe boule (j'ai, j'ai), pulls et gilets noir-gris-violet (j'aiii), shorts (j'ai), blouses (j'ai x 50), vestes (j'ai x 12).... c'est bien simple, j'ai de quoi m'habiller différemment chaque jour que dieu et H&M (n'est-ce pas la même personne?) pendant deux mois. on peut le dire autrement: j'ai. tout.ce.qu'il.me.faut.
donc c'est décidé: cette semaine, ma CB reste à la maison. je pars travailler avec 20 boules et ma carte de métro. ceci est un acte de foi. http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=55787199
Publié par piapias à 19:41:19 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (2) | Permaliens
06-11-2007 12:35
De veravaran Sujet:
tu te la pêtouilles,non?
06-11-2007 01:49
De gloubinka Sujet:
Félicitations